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« Arrête de tourner, Sissy, » ordonna Camille d'une voix qui coupait net le brouhaha des conversations. « Reviens à genoux aux pieds d'Élodie. »
Sissy interrompit sa rotation, s'agenouilla de nouveau au côté de la future mariée, les mains posées sur ses cuisses, la tête maintenue haute par le collier de posture.
« Maintenant, remercie toutes ces dames, » continua Camille. « Remercie-les de t'accepter comme future demoiselle d'honneur. »
Sissy prit une inspiration tremblante. « Je... je vous remercie, Mesdames, de m'accepter comme future demoiselle d'honneur. C'est... c'est un grand honneur. »
L'explosion de rires fut immédiate et unanime.
« Demoiselle d'honneur ? » s'esclaffa Clara en se tenant le ventre. « Mais ma pauvre, tu ne seras jamais une demoiselle ! »
Sophie ajouta, le visage rouge de rire : « Une demoiselle d'honneur, ça implique d'être une demoiselle ! Toi, tu es juste... une tapette ! »
Margaux essuya une larme d'hilarité. « La tapette d'honneur, peut-être ! La suceuse officielle ! »
Élodie elle-même riait, posant une main sur l'épaule de Sissy comme pour la réconforter, mais son geste était empreint de condescendance. « Tu entends, Sissy ? Elles ont raison. Tu seras à mon mariage, oui. Tu porteras une jolie robe, oui. Mais tu ne seras pas une demoiselle d'honneur. Tu seras... ma tapette décorative. Mon accessoire humiliant. »
Camille observait la scène avec satisfaction. « Exactement. Une tapette qui aura l'honneur de participer à un événement de vraies femmes. »
Le rire se calma peu à peu, laissant place à une atmosphère de complicité cruelle.
C'est alors que Clara, la brune aux cheveux courts, leva la main comme une élève modèle. « Camille, j'ai une proposition concrète. »
Tous les regards se tournèrent vers elle.
« Je suis d'accord pour passer un après-midi avec Sissy, » annonça-t-elle. « Mais à une condition : elle portera uniquement des dessous. Rien d'autre. »
Elle marqua une pause, un sourire malicieux aux lèvres.
« Et pendant tout cet après-midi, nous discuterons exclusivement de vêtements féminins et de maquillage. »
Camille sourit. « Intéressant. Continue. »
« Je lui expliquerai les différentes coupes de robes, » détailla Clara. « Les types de tissus. Les marques de luxe. Les tendances saisonnières. »
Son regard se posa sur Sissy, agenouillée, honteuse.
« Et elle devra prendre des notes. Avec un joli carnet rose. Et un stylo à paillettes. Comme une petite écolière. »
« Et pourquoi uniquement en dessous ? » demanda Sophie.
« Parce que ça la mettra dans l'état d'esprit approprié, » répondit Clara. « Parce que pendant qu'elle apprendra les subtilités de la robe bustier ou de la jupe portefeuille, elle sera habillée exactement comme ce qu'elle est : une tapette obsédée par les dessous féminins. »
Camille hocha la tête, visiblement séduite par l'idée. « J'aime. Un cours de mode... en tenue de tapette. Avec prise de notes. »
Elle regarda Sissy. « Qu'en dis-tu, Sissy ? Tu aimerais apprendre la mode féminine de Clara ? »
Sissy, la gorge serrée, répondit : « Oui, Maîtresse. Si c'est ce que vous voulez. »
« Ce n'est pas ce que je veux, » corrigea Camille. « C'est ce que tu mérites. C'est ce qui te convient. »
Avant que quiconque ne puisse ajouter quoi que ce soit, Sophie intervint à son tour. « Moi aussi, j'ai une proposition. »
Elle se tourna vers Camille. « Je suis entraîneuse personnelle dans un club privé. Nous avons des tapis roulants spéciaux. Des modèles qui peuvent s'incliner. Qui peuvent varier en vitesse. »
Son regard brilla d'une lueur cruelle.
« Je propose d'entraîner Sissy à marcher avec ces talons de 25 cm. Sur tapis roulant. »
Les femmes murmurèrent, impressionnées.
« Et comme Clara, j'impose une condition : elle portera uniquement des dessous pendant l'entraînement. »
« Pourquoi ? » demanda Anaïs.
« Plusieurs raisons, » expliqua Sophie. « D'abord, ça l'humiliera. Deuxièmement, ça la rendra plus consciente de son corps. De ses mouvements. Troisièmement... »
Elle sourit.
« ...le club est mixte. Il y a des hommes. Ils la verront. En talons de 25 cm. En dessous. En train de lutter pour ne pas tomber. »
Camille éclata de rire. « Oh, Sophie, c'est magnifiquement cruel ! »
« Je commencerai doucement, » poursuivit Sophie. « D'abord à l'arrêt. Juste debout. Puis en marchant lentement. Puis en augmentant la vitesse. Puis en inclinant le tapis. »
Elle regarda Sissy. « Ça prendra des semaines. Des semaines d'entraînement quotidien. Des semaines d'humiliation devant des inconnus. »
Margaux s'exclama : « Et si elle tombe ? »
« Alors elle recommence, » répondit simplement Sophie. « Jusqu'à ce qu'elle maîtrise. Jusqu'à ce qu'elle puisse marcher, tourner, même danser avec ces talons. »
Élodie, visiblement ravie, ajouta : « Et pendant l'entraînement, elle pourrait porter les escarpins avec les talons-phalliques ! Pour s'habituer ! »
Sophie hocha la tête. « Exactement. D'abord avec des talons normaux. Puis avec les talons spéciaux. »
Camille regardait Sissy, son expression un mélange de fierté et de cruauté. « Tu entends, ma chère ? Ces femmes veulent t'aider. Te former. Te préparer pour ton grand jour. »
Sissy, à genoux, sentait la panique l'envahir à nouveau. L'image d'elle-même sur un tapis roulant, en dessous, avec des talons de 25 cm, devant des hommes qui riraient, qui la pointeraient du doigt...
« Merci, Mesdames, » murmura-t-elle.
« Plus fort, » ordonna Camille.
« MERCI, MESDAMES ! » cria Sissy, les larmes aux yeux.
Les femmes sourirent, satisfaites.
« Alors c'est décidé, » déclara Camille. « Clara, tu organiseras ton après-midi "mode et maquillage" avec Sissy. Sophie, tu commenceras les entraînements sur tapis roulant la semaine prochaine. »
Elle se leva, s'approcha de Sissy, posa une main sur sa tête comme on caresse un animal.
« Tu as de la chance, tu sais. Ces femmes prennent de leur temps pour toi. Pour faire de toi une meilleure tapette. Une tapette plus élégante. Une tapette plus stable sur ses talons. »
Sissy ferma les yeux, sentant le poids de la main de Camille sur sa tête.
« Et n'oublie pas, » ajouta Camille en se penchant pour murmurer à son oreille, « tout cela est pour ton bien. Pour te révéler. Pour te perfectionner. »
Elle se redressa, s'adressant à nouveau au groupe.
« Maintenant, mesdames, je pense que nous avons assez planifié pour aujourd'hui. Sissy va nous servir l'apéritif. Toujours à genoux, bien sûr. »
Les femmes applaudirent poliment, échangeant des regards complices.
Et Sissy, toujours agenouillée, se prépara à servir. À obéir. À accepter.
À accepter les cours de mode en dessous.
À accepter les entraînements humiliants sur tapis roulant.
À accepter tout ce qui viendrait.
Parce que c'était ce qu'elle était.
Une tapette.
Une suceuse.
Une élève.
Une démonstration.
Et bientôt...
Une spectacle sur tapis roulant.
Une étudiante en mode féminine.
Une victime consentante.
Pour toujours.