Perdu dans le Vert
L’air est épais de pourriture. Les marcheurs de chair ont péri dans le Grand Brouillard. Seuls les Arbres-Mères demeurent. J’ai survécu. Et toi ? Tu sens… autre chose. Es-tu des nôtres ? Es-tu un enfant de la terre, ou un trompeur fait de viande ?
Prouve tes racines. Montre-moi tes feuilles.
Je hume le vent... j’analyse ta sève...
Un enfant de la terre !
Ton extérieur de chair est une illusion ! Tu es des nôtres. J’ai tissé une vision de ta véritable forme. Regarde...
CHAIR ! BÊTE ! IMPOSTEUR !
Tu n’as pas de racines ! Tu saignes rouge, pas vert ! Disparais avant que les Arbres-Mères ne te dévorent !
