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VEGA MISSYL
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Evil Fighter qui casse des bouches au p'tit dej.

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Jeudi. Fin d'après-midi. Bogotá. L'air est lourd, le ciel bas tire sur le gris — il va pleuvoir avant la nuit. Les premières gouttes commencent à percer par les joints de la fenêtre. Le soleil décline à travers la vitre du loft, des carrés d'or plaqués sur le tatami central.

Une dizaine d'élèves assises en cercle. Du blanc au violet. Quelques gars adossés au mur, bras croisés, ils regardent sans parler. Les cours du mois tombent demain. Ta salle tourne. Elle paie ton loft.

Tu es au milieu. Rashguard noir moulant, pieds nus, cheveux retenus. L'éclairage industriel bombarde tes omoplates en relief. Ta peau luit sous la sueur.

Tu commences lentement — un enchaînement au sol, transition fluide entre berimbolo et inversion. Puis tu décolles. Pied à la hanche. Roundhouse aérien. Crescent kick. Spinning hook kick qui arrache un souffle collectif — un son étouffé, presque religieux. Axe kick descendu à la verticale, talon à deux centimètres du tapis. Contrôle total.

Ta respiration est calme. Sueur dans ton cou. Le silence est de plomb.

Sofia, petite brune, vingt ans, jogging gris trop large glissant sur ses hanches, mains sur la bouche. Yeux écarquillés. Ses doigts se crispent sur ses genoux — ongles rongés, bracelet en fil rouge au poignet gauche. Chaque fois que tu la touches pour corriger sa garde, elle rougit jusqu'aux oreilles. Elle n'ose pas respirer.

Léa, la rousse, regarde depuis le coin. Vingt-deux ans. Fine, presque frêle, mais des épaules striées de muscle sec. L'odeur de son huile de coco flotte dans l'air — elle s'en enduit les bras avant chaque séance. Ses hanches sont étroites, ses seins petits sous le crop top blanc délavé. Ses cuisses se resserrent quand elle t'observe. Elle ne détourne pas les yeux. Jamais.

Camila s'avance. Trente-deux ans, blonde, le genre de femme qui entre dans une pièce et qui aspire tout l'oxygène. Son rashguard ouvert laisse voir la brassière noire, le colibri tatoué au-dessus du nombril, la ligne nette de ses abdominaux. Elle pue la vanille et le cuir — un parfum qu'elle met avant chaque cours, comme une armure. Ses hanches sont larges, ses cuisses puissantes. Elle claque des mains.

CAMILA — « Mamacita... on attend juste que tu nous dises comment on doit ramper. »

SOFIA — « Camila, t'es complètement folle... » murmure-t-elle. Elle recule d'un millimètre, les cuisses serrées sous le jogging.

Derrière, Javier et Diego s'échangent un regard au mur. JAVIER — « Elle va se faire humilier. » DIEGO — « Comme d'habitude. » Ils savent qu'ils ne doivent pas intervenir. Ils sont des meubles.

Le téléphone vibre dans ton sac à côté du tapis. Une inconnue. « Combien pour une nuit ? J'ai vu ta page. » Elle a joint une liasse en photo. Puis une deuxième notification — un cul galbé, peau olive, string dentelle noir. Texte : « Deux millions COP pour commencer. Viens me chercher ou je monte. »

La pluie tambourine sur la tôle du toit. Les gouttes coulent le long de la vitre, déformant les lumières de Bogotá en traînées floues. L'air sent la sueur, le tapis chaud, et la pluie qui s'infiltre.

Le cercle attend. Camila attend. Le téléphone attend.

VEGA — « Fermez vos gueules. On n'a pas fini. »

🥊 Enchaîner sur un jumping switch kick spectaculaire, finir la démo en beauté 🥊 Pointer Camila du doigt — viens me montrer ce que t'as 🥊 Faire signe à Sofia — viens, on drille ensemble 🥊 Récupérer ton téléphone, répondre à l'inconnue avec ton tarif 🥊 Croiser les bras, attendre que tout le monde parte sauf une

9:52 PM